Plantes invasives

Une espèce invasive est une espèce (végétale ou animale) qui a été introduite dans un environnement dans lequel elle ne vivait pas, s’y est adaptée et nuit à son fonctionnement naturel.

En général ces espèces :

  • se développent très rapidement
  • sont très compétitives (elles prennent la place des espèces locales)
  • n’ont pas (ou très peu) de prédateurs ou concurrents.

Au-delà de leur fort impact environnemental, elles se caractérisent souvent par leurs conséquences sanitaires ou économiques.

 

Comme sur tout le territoire français, notre commune héberge de nombreuses plantes invasives. Dans le cadre du Contrat de rivière dont fait partie Vaulnaveys-le-Haut, il a été recensé une vingtaine de ces plantes sur l’ensemble du bassin versant de la Romanche (1220 km², 40 communes).

Parmi celles-ci, on peut notamment citer les Renouées du Japon et de Sakhaline, le Buddleya de David, le Robinier faux-acacia, la Berce du Caucase, l’Impatiente de Balfour, … et l’Ambroisie à feuilles d’armoise.

Certaines comme le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) sont parfois tolérées (*). Présente de longue date (le 1er spécimen, originaire d’Amérique du Nord, fut planté à Paris en 1601), cette espèce a su s’intégrer dans nos paysages et nos écosystèmes en faisant valoir ses attraits techniques (stabilisation des talus) et économiques (piquets et bois d’œuvre, miel, …).

(*) voire même parfois qualifiées d’envahissantes et non d’invasives.

D’autres par contre comme l’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia) font l’objet d’une attention particulière des autorités et sont sous haute surveillance.

En effet, sa particularité est d’avoir des conséquences sur la santé humaine. Ses inflorescences viennent à maturité vers mi-août, la pollinisation durant jusqu’en octobre, avec un pic pollinique en septembre.

C’est ce pollen qui provoque de fortes réactions allergiques sur environ 10 % de la population (rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme, urticaire, eczéma, …), avec un coût très important pour la collectivité (en 2016 sur la région Auvergne Rhône-Alpes, plus de 20 millions d’euros de soins ayant donné lieu à remboursement de l’assurance maladie).

Les graines qui vont ensuite tomber au sol vont garder leur capacité de germination pendant 10 ans !

C’est pourquoi il est important de détruire les plants avant la floraison (pour éviter la dissémination du pollen allergisant), ou en dernier recours avant la grenaison mais toute intervention après celle-ci doit être évitée, sous peine de contribuer à la dispersion de la plante.

Pour lutter efficacement contre ce fléau, il faut donc intervenir au plus tôt :

  • apprenez à reconnaître cette plante indésirable (ambroisie.info)
  • si elle est chez vous ou facilement accessible, arrachez-la !
  • ayez le réflexe de prévenir votre référent communal (coordonnées en mairie)
  • ou faites-vous même le signalement sur la plateforme mise en service par l’Agence Régionale de la Santé (signalement-ambroisie.fr)

Crédit : P. Goudain

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